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1884-2๐ŸŽ26 : douze artistes revisitent le traitรฉ germano-douala

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Du 17 octobre au 9 novembre, la rรฉsidence ยซ Bรขtir le commun ยป fait circuler dans six villes du Cameroun une question vieille de 142 ans : que reste-t-il de l'acte qui a ouvert la colonisation allemande ?

Le 12 juillet 1884, des chefs duala, dont les rois Bell et Akwa, signent avec des nรฉgociants allemands un traitรฉ qui cรจde la souverainetรฉ sur leur territoire. Deux jours plus tard, l'explorateur Gustav Nachtigal hisse le drapeau impรฉrial : le protectorat du Kamerun est nรฉ. Le texte prรฉvoyait pourtant des garanties sur les terres des Duala. Leur violation conduira ร  la pendaison de Rudolf Duala Manga Bell en 1914, figure centrale de la rรฉsistance.

C'est cette histoire que la rรฉsidence initiรฉe par Patrie Art et I LIKE IT GbR propose de regarder ยซ sans la fuir ni la simplifier ยป. Douze artistes venus du Cameroun, d'Allemagne, de France, du Japon et de Colombie la travailleront ร  travers des spectacles, des ateliers, des talks et des performances publiques. Parmi eux figurent Rodriguez Tankoua, Ludovic Nga Henou, Kevin Bikatal, Jens Heitjohann et Johanna Yasirra.

L'itinรฉraire suit en partie la gรฉographie coloniale. Il part de Douala, lieu de la signature, et passe par Yaoundรฉ, poste allemand fondรฉ en 1889, puis par Nkongsamba, terminus du chemin de fer du Nord. Il fait aussi รฉtape ร  ร‰dรฉa, Kribi et Dschang. Ce parcours fait de l'art un outil de mรฉmoire partagรฉe, et de la rรฉparation un chantier ouvert.

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